Nathalie Baye a perdu son premier amour, un comédien très connu : “J’ai été impuissante à le sauver”

Nanée Chevrier, la marraine de Laura Smet, vit dans la Creuse. C’est la meilleure amie de Nathalie Baye. Interrogée par le JDD, elle se souvenait du temps où l’actrice était en couple avec le sulfureux comédien : “Philippe Léotard était un homme difficile à définir, complexe et multiple. Il était intelligent, talentueux, gentil. Nous l’avons tous vu se détruire avec l’alcool puis la drogue. Sous leur emprise, il pouvait se montrer désagréable. Il avait en lui des traces douloureuses datant sans doute de l’enfance. Nathalie Baye lui a sauvé la vie à plusieurs reprises car, même quand elle était en couple avec Johnny Hallyday, elle était présente pour lui. Philippe Léotard a été son grand amour.“
Lorsqu’il apprend, durant la cérémonie des Césars en 1982 que son ex, est partie avec Johnny Hallyday, l’homme en éprouve un insondable chagrin. “Profondément atteint, il se saoule à mort, se bourre de cocaïne“, écrivent nos confrères de l’Obs.
“Je me tuerais à petit feu”, l’ex de Nathalie Baye menace de se laisser sombrer en cas de rupture
“J’ai été suicidaire par haine mais je n’ai jamais été las de vivre” ou encore ” Y’a rien qui rende la mort heureuse, y’a tout qui rend l’amour amer”, dira plus tard cet amoureux des mots qu’était Léotard, qui avait prédit qu’un chagrin d’amour pourrait le mener à sa perte. ” Si demain, il m’arrivait quelque chose d’affreux, un amour brisé, un ami tué, un enfant qui disparaît, je me détruirais de façon radicale. Je me tuerais à petit feu, avec de la drogue, peut-être, parce qu’on ne peut pas se rater. “
Il met ses plans à exécution. Devant l’ampleur de ses problèmes, même les assurances ne veulent plus le couvrir. Il ne peut plus tourner. Dans ces périodes, Nathalie est toujours là pour lui. Présence discrète. Lumière dans la nuit au même titre que Michel Piccoli, Patrice Chéreau et François Léotard, son frère cadet, l’homme politique, mort l’an dernier, qui fera tout pour le tirer d’affaire. En vain.
Dans Clinique de la raison close, qu’il sort en 1997, Philippe Léotard écrivait : “Mes poches sous les yeux, je les ai attrapées à force de larmes. Les mauvaises langues diront que c’était au fond d’un verre. Je ne veux pas la ramener avec mes souffrances…” Les siennes s’achèvent le 25 août 2001, victime d’une insuffisance respiratoire, il meurt dans ce bel été dans une clinique parisienne. Il avait 60 ans. Il laisse derrière lui une fille, née d’une autre histoire d’amour. Son prénom : Faustine.

