Vogalene, Primperan… la prise de certains médicaments augmenterait le risque d’AVC

avertit la chercheuse Anne Bénard-Laribière, dont l’équipe a pour l’instant “démontré un risque augmenté d’AVC ischémique dans les premiers jours de prise de ces traitements”.
Un pic ou excès de recours aux anti-vomissements et nausées a été détecté dans les 14 jours précédant l’AVC ischémique. Pour éviter un biais dans les résultats qui pourrait survenir si l’utilisation des anti-vomissements
et nausées varie fortement au cours du temps dans la population générale (lors d’épidémie de gastro-entérite par exemple), les chercheurs ont, dans un second temps, étudié sur la même période un groupe aléatoirement constitué de 21.859 personnes n’ayant pas eu d’AVC.
Les résultats ne révèlent aucun pic ou excès de prise de Vogalène, Primperan ou Motilium comparable à celui constaté chez les personnes ayant eu un AVC ischémique.
“Les médicaments quels qu’ils soient ne sont pas dénués de risque, rappelle Anne Bénard-Laribière. Ils ne doivent être utilisés que lorsqu’ils sont nécessaires et avec un bénéfice qui dépasse les risques potentiels.
” Dans la majorité des cas, les vomissements et nausées restent des symptômes bénins. Ils ne nécessitent donc pas systématiquement la prise de médicaments pour les soulager.
En fait, le Vogalène, le Peridys ou encore le Primperan ne doivent être pris que s’ils sont indispensables, c’est-à-dire “chez certaines personnes fragiles, présentant en cas de vomissements un risque de complications graves tels qu’une déshydratation ou une perte de poids.
Dans ces cas très précis, ces médicaments ont une utilité”, suggère Anne Bénard-Laribière. Comme pour le paracétamol, toxique pour le foie en cas de surdosage, ou les anti-inflammatoires qui ont une toxicité gastrique, attention donc, à l’utilisation abusive des anti-vomissements et nausées.
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