Vogalene, Primperan… la prise de certains médicaments augmenterait le risque d’AVC

D’après une étude de chercheurs bordelais à l’Inserm, la prise de médicaments anti-vomissements ou nausées pourrait augmenter le risque d’accident vasculaire cérébral ischémique.
Chaque année, 140.000 Français sont victimes d’un accident vasculaire cérébral. Et 80% d’entre eux souffrent d’un AVC dit “ischémique”, la forme la plus fréquente de cette attaque, qui survient lorsque la circulation sanguine vers ou dans le cerveau est interrompue par un vaisseau sanguin bouché.
Chaque année également, des millions de personnes sont remboursées par l’Assurance maladie pour la prise d’un traitement anti-vomitif ou nausées, comme le Vogalène. Quel rapport entre l’AVC et ce médicament ? Le risque d’attaque dans les premiers jours du traitement.
Des chercheurs bordelais à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) ont mené une étude auprès de 2.612 adultes, hospitalisés pour un AVC ischémique et ayant suivi un traitement anti-vomissements et nausées dans les 70 jours précédant l’attaque.
Cette équipe de chercheurs, qui travaille habituellement sur l’évaluation du bénéfice/risque des médicaments en vie réelle – c’est-à-dire une fois mis sur le marché – s’est focalisée sur trois substances actives utilisées dans des médicaments connus du grand public :
la métopimazine, à savoir le Vogalène, la dompéridone, qui correspond au Motilium, au Peridys ou à l’Oroperidys, ainsi que le métoclopramide, autrement dit le Primperan. Pourquoi ces médicaments ?
Parce qu’ils ont une action antidopaminergique (qui bloque la transmission de la dopamine), comme les traitements antipsychotiques en psychiatrie qui sont associés, depuis le début des années 2000, à un risque augmenté d’AVC ischémique.
Les résultats obtenus ne permettent pas pour autant de dire si un pourcentage précis de personnes qui ont pris du Vogalène vont faire un AVC. “La méthode utilisée dans cette étude ne permet pas de déterminer la fréquence de survenue d’un AVC après exposition à ces médicaments”,

