Vie antérieure : le journaliste Stéphane Allix raconte son expérience dans un livre fascinant

« Extraordinaire », « bouleversant », « passionnant », « troublant »… Ces mots sont ceux d’Amélie Nothomb, Boris Cyrulnik, Laurent Gounelle et Fabrice Midal, tous lecteurs de “Lorsque j’étais quelqu’un d’autre” (Mama Editions ), dernier ouvrage du journaliste d’investigation Stéphane Allix. Ce récit unique, sous forme d’enquête, témoigne d’une aventure en territoire aussi inconnu qu’intime : celui de la vie antérieure.
Voici l’histoire vraie d’une rencontre fulgurante au-delà de l’espace-temps. Une expérience vécue par Stéphane Allix, ancien reporter de guerre (en Afghanistan auprès des moudjahidines), journaliste d’investigation, documentariste (Enquêtes extraordinaires, sur M6 de 2010 à 2013), écrivain (entre autre, du best seller Le Test, Albin Michel, 2015) et fondateur de l’Inrees (Institut de recherches sur les expériences extraordinaires).
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Une vie intense, parfois trop, va lui imposer une pause urgente. Stéphane décide de faire une retraite hors du monde afin de faire le point sur sa vie et de se retrouver. Il vivra cette parenthèse dans une cabane isolée, au cœur d’une vallée de la forêt amazonienne.
Au bout de quelques jours, il renoue avec son corps, l’énergie se remet à circuler, son esprit s’apaise.
Un après midi, alors qu’il est allongé sur son lit de bois et que son esprit vagabonde, il fait un rêve éveillé, s’imagine être un de ces aigles qui survolent la vallée. Il observe d’en haut sa petite cabane dans la nature, prend de la hauteur. Puis il se voit redescendre, et se retrouve face à son père et son frère Thomas, tous deux décédés. Thomas lui fait un geste de la main, comme s’il lui désignait une direction à suivre. L’esprit de Stéphane se remet à voler vers la rivière.
D’en haut, il observe des petits points, comme des gens qui marchent entre les rives. Des indiens surgis du passé ? Ses visualisations sont maintenant hors contrôle, comme autonomes. Il s’approche de ce groupe indéfini en redescendant vers le sol. Alors le paysage se transforme : Stéphane se trouve au milieu d’une étendue neigeuse, des soldats avancent derrière un char d’assaut. Ce sont des SS, la scène se passe pendant la seconde guerre mondiale.
« Ce qui est parfaitement étrange, c’est que je suis l’un d’eux », écrit Stéphane. Dans ce paysage de destruction, un homme meurt d’un éclat d’obus dans la gorge.
« Je suis cet homme et je meurs », dit Stéphane qui « sait » que ce soldat s’appelle Alexander Herrmann.
Il a besoin d’en savoir plus. Le mot « Obersturmfürher » jaillit dans son esprit alors qu’il ne parle pas un mot d’allemand. Là encore, il « sait » que c’est le grade de l’officier.
D’autres scènes surgissent, tout aussi nettes : un décor champêtre et ensoleillé, au bord d’une rivière, Alexander près d’un autre homme, un lien très fort entre eux, une petite fille blonde, le chiffre 25…
Malgré l’intensité émotionnelle et l’incompréhension, Stéphane, qui n’a rien d’un illuminé, rationalise cette expérience et en déduit que cette scène bouleversante, qui a à peine duré quelques minutes, est le fruit de son imagination. Il la note cependant dans son journal.

