La fin du papier, le début du dimanche : ce qui va changer avec la réforme des titres-restaurant
Utilisable le dimanche, pour la plupart des produits alimentaires dans les grandes surfaces et dans toute la France… le ministère du Commerce détaille sa réforme du titre-restaurant.

« Tous les salariés pourront utiliser leur titre-restaurant le dimanche », a assuré la ministre chargée du Commerce, de l’Artisanat et des PME. Une avancée majeure qui s’inscrit dans les évolutions du dispositif annoncées par le gouvernement, détaillées par Véronique Louwagie lors d’un entretien accordé au Parisien ce mercredi 25 juin.
Autre bonne nouvelle, les 5,4 millions salariés détenteurs de « tickets resto’ » pourront continuer à les utiliser pour payer leurs courses en supermarchés – exception faire de l’alcool, des confiseries, des produits infantiles
et des aliments animaliers –, même s’il ne s’agit pas de plats destinés à leur déjeuner. Cette mesure, qui avait été créée lors du Covid puis a été prolongée comme un soutien au pouvoir d’achat jusqu’en 2026, était considérée comme un acquis.
L’ouverture à l’usage dominical et sur tout le territoire français ne s’accompagnera toutefois pas d’une autorisation les jours fériés.
Autre nouveauté d’importance pour les consommateurs : le dispositif sera complètement dématérialisé, la version papier ayant vocation à disparaître le 28 février 2027.
Pas de plafonnement des commissions
Pas de changement en revanche du côté du plafond des dépenses quotidiennes, qui resteront limitées à 25 euros dans tous les commerces. Véronique Louwagie a rejeté la demande des restaurateurs d’instaurer un double plafond,
qui permettrait de dépenser plus au restaurant qu’en grandes surfaces. « Ça aurait été une usine à gaz à contre-courant des objectifs actuels de simplification de la vie économique, s’est défendue la ministre. Cette réforme simplifie, sécurise et modernise le titre-restaurant. »

