Italie : un père vengeur abat l’assassin présumé de son fils — une dette de 25 € à l’origine
Un père endeuillé a abattu l’homme accusé d’avoir tué son fils pour une dette dérisoire. Ce geste a bouleversé l’Italie. Ce drame relance le débat sur la justice personnelle et la douleur qui pousse certains à franchir l’irréparable.
Ce verdict avait provoqué l’indignation de la famille. En mai 2024, la cour d’appel a corrigé le tir en condamnant Lollobrigida. Cependant, cette décision est arrivée trop tard pour Guglielmo,
dont la douleur n’avait jamais cicatrisé. Il n’a pas supporté de croiser librement l’homme responsable de la mort de son fils. Cette situation a mené à un geste désespéré.
Une justice personnelle, applaudie ou redoutée
Ce drame soulève une question lourde : peut-on tolérer que la douleur pousse un citoyen à se faire justice lui-même ? Le cas Palozzi rappelle que derrière les faits divers, il y a des hommes brisés, des familles qui doutent du système judiciaire.
L’avocat de la famille, Fabrizio Federici, reconnaît que la souffrance de Guglielmo est immense, mais déplore la manière dont elle s’est exprimée :
« Je l’aurais compris juste après l’acquittement, mais pas maintenant, alors que la condamnation est récente. »
Guglielmo sera prochainement jugé. En attendant, il demeure en détention. Son acte, qui dépasse le cadre légal, interpelle autant qu’il émeut.
La société italienne s’interroge : jusqu’où la justice doit-elle aller pour éviter que les victimes se fassent bourreaux ?

