52 ans et déjà retraité : le témoignage d’un ancien cheminot sur sa pension
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Partie à la retraite à seulement 57 ans, Evelyne, ancienne contrôleuse de train, raconte comment sa carrière à la SNCF lui a permis de bénéficier d’une retraite anticipée et d’une pension avantageuse.
Un parcours sans diplôme mais riche en stabilité
Evelyne n’a jamais eu de diplôme en poche, mais elle a su construire une carrière stable et bien rémunérée. Après avoir débuté dans la logistique puis dans le commerce, elle a intégré la SNCF à l’âge de 25 ans.
Elle y a occupé plusieurs postes, notamment celui de technicienne de la circulation ferroviaire, puis celui d’ASCT, c’est-à-dire Agent du Service Commercial Trains, plus communément appelée contrôleuse.
Elle est restée fidèle à l’entreprise pendant plus de 30 ans. Pourquoi ? Parce que la SNCF offrait, selon ses mots, « de vraies perspectives d’évolution » et de nombreux avantages sociaux.
Parmi ces avantages figure le plus recherché par beaucoup de salariés : un départ anticipé à la retraite. Grâce à ses 15 années de service, Evelyne a pu quitter son poste à 57 ans, bien avant l’âge légal fixé pour la majorité des Français.
Un départ facilité par le régime spécial des cheminots
Les cheminots ne cotisent pas à la Cnav, le régime général des salariés du privé, mais à une caisse spécifique : la CPRP-SNCF. Ce régime, qui s’apparente à celui de la fonction publique, permet des conditions de départ plus souples.
Pour toucher une retraite à taux plein, Evelyne devait valider 167 trimestres, soit un peu plus de 41 ans et demi d’activité. Elle y est parvenue, non sans difficulté.
« Je n’en aurais pas fait un de plus », confie-t-elle. Les dernières années ont été marquées par une détérioration des conditions de travail, notamment à cause de l’augmentation des agressions verbales à bord des trains.
Épuisée psychologiquement, elle n’a pas regretté une seconde sa décision de partir dès que cela a été possible.
Son départ a également été accompagné d’une indemnité spécifique, versée aux salariés comptant plus de 25 ans dans l’entreprise. Celle-ci représentait un mois de salaire, soit environ 2 900 euros pour Evelyne.
Une pension confortable grâce au calcul des six derniers mois
À la fin de sa carrière, Evelyne touchait un salaire de 2 900 euros bruts mensuels, primes incluses. Sa pension de retraite, versée depuis 2019, s’élève à 2 150 euros bruts, soit environ 1 950 euros nets.
Une somme qui peut surprendre si l’on compare au secteur privé, où les pensions sont souvent moins élevées à durée de carrière équivalente.

