Cancer du pancréas : premiers symptômes, traitements, guérison et espérance de vie

le scanner : c’est l’examen de choix dans la pose du diagnostic. Il permet de détecter, localiser et mesurer une éventuelle tumeur du pancréas avec beaucoup de précision, mais aussi de voir si le cancer s’est étendu aux organes voisins (métastases). À partir du résultat du scanner, le médecin peut voir si le cancer est opérable ou pas. Le scanner peut être complété par une IRM ;
une écho-endoscopie : elle allie l’endoscopie et l’échographie. Une sonde est introduite dans le duodénum en passant par la bouche, et permet de réaliser une échographie du pancréas ainsi qu’une biopsie ;
une analyse biologique : il s’agit, de façon complémentaire, de vérifier l’état de santé général de la personne.
À partir de ces différentes observations, le médecin va déterminer le stade d’évolution auquel se trouve le cancer du pancréas, stade qui va de 0 à IV. Le stade 0 correspond à un cancer circonscrit au revêtement du pancréas, tandis que le stade IV indique que le cancer a gagné les organes plus éloignés, comme les poumons ou le foie.
Traitements du cancer du pancréas
Le choix du traitement du cancer du pancréas va dépendre de plusieurs facteurs : l’âge du patient, son état de santé général, le stade de développement du cancer, la taille et la localisation de la tumeur. La décision du choix du traitement est collégiale, et réunit radiologue, chirurgien, cancérologue, gastro-entérologue. Parmi les traitements proposés :
La chirurgie :
C’est le seul traitement qui permet potentiellement la guérison du cancer du pancréas. Cependant, elle ne peut être envisagée que si le cancer a été détecté précocement, si la taille de la tumeur n’est pas trop importante, si l’état de santé du patient est par ailleurs suffisamment bon, et s’il n’est pas trop âgé. Toutes ces conditions font que seuls 20 % des cancers du pancréas environ sont opérables. Le chirurgien peut alors procéder à l’ablation de la tête ou de la queue du pancréas et parfois de la rate : on parle de splénopancréatectomie gauche.
Il peut opter pour une autre technique si la tumeur se loge dans la tête du pancréas, connue sous le nom de duodénopancréatectomie céphalique ou opération de Whipple. Dans ce cas, le chirurgien procède à l’ablation de la tête du pancréas, d’une partie de l’intestin grêle, de l’estomac et de la vésicule biliaire. À l’issue de la chirurgie, un traitement de chimiothérapie, suivi parfois d’un traitement de radiothérapie, est envisagé pour limiter les risques de rechute de cancer.
La chimiothérapie :
Elle est prescrite en ambulatoire sur plusieurs semaines dans tous les cas de tumeur pancréatique non opérable. Administrée par traitement oral ou par injection, elle vise à contrôler la tumeur, apaiser les symptômes et augmenter l’espérance de vie du patient.
La radiothérapie :
Grâce à des rayons ciblés sur le pancréas et les ganglions lymphatiques proches, le radiologue va irradier la tumeur. Cette technique est souvent utilisée en association avec la chimiothérapie dans le cadre du cancer du pancréas.
La pose d’endoprothèses :
Si le canal biliaire ou le duodénum sont obstrués, car la tumeur cancéreuse les comprime, il est possible de les désengorger par la pose d’endoprothèses ou de stents par endoscopie. Le but est symptomatologique : il s’agit de soulager les symptômes du patient (jaunisse, douleurs, nausées…).
Les traitements intervenant souvent trop tard dans l’évolution du cancer du pancréas, les chercheurs tentent de mettre au point des méthodes de dépistage de cette pathologie, grâce au repérage de biomarqueurs dont la présence à un taux élevé serait révélatrice du cancer du pancréas.
Comment prévenir le cancer du pancréas
Les scientifiques ont identifié certains facteurs de risque du cancer du pancréas. Il convient donc d’agir en amont pour limiter ces facteurs de risque au quotidien :
arrêter de fumer et ne pas s’exposer à la fumée des autres ;
avoir une bonne hygiène alimentaire : éviter les aliments trop gras, les produits industriels transformés, l’excès de protéines animales (leur préférer les protéines végétales). Manger suffisamment de fibres alimentaires : fruits secs, légumineuses, céréales complètes. L’aide d’un médecin nutritionniste ou d’un diététicien peut être utile pour élaborer des menus équilibrés et variés ;
limiter sa consommation d’alcool : l’influence néfaste de la consommation importante et répétée d’alcool a été démontrée dans la survenue des cancers du pancréas ;
faire équilibrer son diabète : le diabète de type 2, souvent lié à l’obésité, fatigue le pancréas, car il sollicite beaucoup la production d’insuline. Un suivi médical est nécessaire pour l’équilibrer ;
éviter la sédentarité ;
avoir un environnement sain : éviter le contact répété avec les pesticides ou les métaux lourds. Le cas échéant, se protéger.
Sources :
Institut national du cancer, Fondation pour la recherche sur le cancer (ARC), Société nationale française de gastro-entérologie, Centre hospitalier universitaire de Lyon

