Anne Hidalgo “a disjoncté” ? Ces notes de frais hallucinantes dévoilées, “Frais de bouche, de voyage et d’habits…”
Anne Hidalgo a longtemps refusé de justifier ses notes de frais à la mairie de Paris. Peut-être parce qu’elles étaient difficiles à assumer.

Cette affaire soulève de nombreuses questions sur la déontologie des élus, dans un contexte où les comptes publics sont déjà très mal en point.
Autre conséquence : les petits élus pourraient être pointés du doigt alors qu’eux, au contraire, manquent largement de moyens à l’échelle locale.

En quatre ans, Anne Hidalgo a dépensé environ 210 000 euros.
Selon Anne Hidalgo, ses dépenses sont justifiées
Du côté du cabinet d’Anne Hidalgo, on assure que toutes ces dépenses, aussi chères et luxueuses soient-elles, sont obligatoires pour représenter « Paris et la France à l’étranger ».
On souligne aussi l’origine de ces révélations, qui seraient liées à Pierre-Édouard Stérin, un milliardaire présenté comme proche de l’extrême droite.
Mais sans pour autant contester la véracité des éléments publiés, ni chercher à minimiser le choc suscité dans l’opinion.

La dépense de l’argent public est un sujet particulièrement brûlant. La France vient d’être rétrogradée par l’agence de notation Fitch au rang de A+, en grande partie à cause de la mauvaise gestion des finances publiques
et du manque de mesures concrètes pour redresser la barre. Les 210 000 euros engagés par la rivale de Rachida Dati au cours des quatre dernières années restent insignifiants face aux 3 600 milliards d’euros de dette du pays.
Néanmoins, ils mettent en lumière un problème de transparence de la part des élus. Le cas de la maire de Paris pourrait n’être que le début d’une longue liste.

