« À 18 h 16, notre famille est décédée » : la mère de Matis, décès enseveli sous du goudron brûlant, se confie

Une marche blanche pour honorer sa mémoire

La famille de Matis souhaite également organiser une marche blanche dans les semaines à venir. Une date doit encore être fixée, mais l’intention est claire :
rendre hommage à Matis, alerter l’opinion, et dire stop aux drames évitables. Ce sera un moment de recueillement, de mobilisation, et de solidarité, où l’émotion rencontrera la détermination.
Une enquête encore ouverte
Les circonstances précises de l’accident ne sont pas encore établies. Une enquête a été ouverte pour comprendre ce qui s’est produit sur ce chantier de Sainte-Flaive-des-Loups.
Murielle Dugast ne cherche pas à accuser, mais elle insiste : « Aujourd’hui, tout ce que l’on sait, c’est que notre fils est mort. C’est un accident, oui, mais on veut comprendre. Et surtout, on veut que plus jamais cela ne se reproduise. »
Quand la douleur devient combat

Le deuil de Murielle Dugast se transforme peu à peu en combat citoyen. Celui d’une mère qui refuse que son fils ne devienne une simple statistique.
Celui d’une famille brisée, mais soudée autour d’un nom, d’un visage, d’une promesse : faire vivre Matis autrement, à travers une cause.
Car derrière chaque drame du travail, il y a une famille, des projets, une vie interrompue. Et désormais, une voix qui refuse de se taire.

