Six soldats libanais ont été tués dans une explosion dans un dépôt d’armes du Hezbollah
Lors d’une opération de déminage dans le sud du Liban, une déflagration a coûté la vie à six militaires et ravivé les tensions autour du désarmement du mouvement armé.
Une mission de déminage menée par l’armée libanaise a tourné au drame. Six soldats ont perdu la vie dans une explosion survenue à Wadi Zebqin, dans le sud du pays. Le site touché appartenait au groupe armé Hezbollah. Selon un rapport provisoire de l’armée, les militaires étaient en train de retirer des munitions non explosées lorsque la déflagration a eu lieu. Plusieurs blessés ont également été recensés.
Cet incident intervient dans un contexte de tensions persistantes. Depuis la trêve signée en novembre, l’armée déploie ses forces dans le sud du Liban pour démanteler les infrastructures du Hezbollah. Cette opération s’inscrit dans un plan plus large,
demandé par le gouvernement, visant à désarmer le mouvement chiite d’ici la fin de l’année. Une décision qui rencontre une opposition farouche de la part du groupe armé et de son allié iranien.
Le président libanais Joseph Aoun a exprimé ses condoléances aux familles des victimes et a demandé des précisions sur les circonstances de l’explosion. Une enquête a été ouverte pour déterminer la cause exacte du drame.
L’Iran réaffirme son opposition au désarmement du Hezbollah
Téhéran a rapidement réagi. Ali Akbar Velayati, conseiller du guide suprême iranien, a déclaré que le désarmement du Hezbollah ne se produirait jamais. Selon lui, ce projet, soutenu par les États-Unis et Israël, affaiblirait la sécurité du Liban et bouleverserait l’équilibre géopolitique régional.
Velayati a également critiqué le projet de corridor du « Zanguezour », qu’il considère comme une menace directe pour la stabilité du Caucase du Sud. Il a affirmé que cette initiative pourrait mener à la partition de l’Arménie et faciliter la présence américaine dans la région. Dans ses propos,

