“Un an à l’hôpital, en fauteuil roulant” : Rachida Dati évoque les graves problèmes de santé de sa fille Zohra

un harcèlement « lié à moi, à son père », précise sa mère. L’adolescente aurait tout gardé pour elle, cherchant à protéger ses parents. « Elle a voulu protéger, prendre sur elle, sans jamais rien dire,
jusqu’au jour où ça explose gravement. » Un choc pour Rachida Dati, qui avoue s’être reproché de ne pas avoir capté les signaux. « Je me suis dit : “Je n’ai rien vu, c’est ma faute.” Peut-être que je porte trop de boulets… »

Rachida Dati à cœur ouvert : la relation touchante de son père avec Zohra
Cette épreuve a également poussé la ministre à s’interroger sur son propre parcours. « Peut-être que j’aurais dû entamer une psychanalyse beaucoup plus tôt, peut-être avant d’avoir ma fille »,
confie-t-elle avec lucidité à Agathe Lecaron. Elle reconnaît avoir envisagé de mettre sa carrière politique entre parenthèses après ce « gros problème de santé ». Au milieu de cette tempête, une certitude demeure : « Ma fille,
c’est ce qui m’est arrivé de mieux dans ma vie. » Rachida Dati évoque aussi avec tendresse la relation fusionnelle entre Zohra et son grand-père maternel. Longtemps en froid avec son père,
la candidate à la mairie de Paris s’est réconciliée avec lui à la naissance de sa fille, en janvier 2009. « Il est venu le jour où j’ai accouché. » Très vite, l’enfant a occupé « une place à part » dans son cœur. Voyages au Maroc, déjeuners en tête-à-tête… « Elle faisait des caprices, mais jamais avec lui », se souvient-elle avec un sourire.

