Sénat : retour sur la réforme des retraites et gel des prestations dans le budget 2026

La majorité droite-centristes veut corriger certaines décisions de l’Assemblée pour maîtriser le déficit de la Sécurité sociale.

Le projet de budget de la Sécurité sociale pour 2026 revient au cœur de l’attention. Ce samedi, les sénateurs se réunissent en commission pour examiner le texte. La majorité droite-centristes annonce plusieurs modifications majeures. Parmi elles, le rétablissement de la réforme des retraites, suspendue par l’Assemblée nationale, et le gel des prestations sociales. Ces décisions s’inscrivent dans un objectif clair : contenir le déficit de la Sécu.

La commission des Affaires sociales se réunit à huis clos dès 9 heures au Palais du Luxembourg. Les débats préliminaires se déroulent rapidement et ne concernent, à ce stade, que les rapporteurs. Les oppositions n’y soumettent pas leurs amendements.

Pourtant, ces réunions permettent de comprendre les intentions du Sénat. La droite et les centristes, majoritaires, souhaitent repartir du texte transmis par les députés, mais en y apportant plusieurs retouches.

Le désaccord entre l’Assemblée et le Sénat risque d’être marqué, surtout sur la suspension de la réforme des retraites jusqu’à janvier 2028.

La majorité sénatoriale insiste pour revenir sur cette mesure. Les rapporteurs évoquent leur détermination à soutenir la réforme, qu’ils jugent nécessaire pour l’équilibre financier de la Sécurité sociale.

Elisabeth Doineau, rapporteure générale centriste, rappelle que le Sénat a soutenu cette réforme depuis des années. Corinne Imbert, sénatrice Les Républicains,

confirme qu’elle ne votera pas un texte incluant la suspension. Ces positions montrent la volonté du Sénat de défendre une trajectoire financière rigoureuse.

Gel des prestations et déficit maîtrisé : les priorités du Sénat

Autre mesure sensible : le gel des prestations sociales en 2026, normalement indexées sur l’inflation. L’Assemblée nationale avait supprimé cette disposition. Le Sénat envisage de la remettre sur la table,

y compris le gel des pensions de retraite. Des discussions restent ouvertes pour protéger les plus petites retraites. Cette approche traduit la volonté de la majorité sénatoriale d’assumer des choix impopulaires pour limiter le déficit.

Olivier Henno, centriste, explique que l’objectif consiste à « nettoyer tout ce qui paraît aberrant en termes de prélèvements nouveaux et de déficit accru ». L’objectif initial fixé par le gouvernement était de 17,5 milliards d’euros de déficit.

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