Sam, 18 ans, autiste et brillant étudiant : le drame qui interpelle toute une société

Des messages respectueux, selon sa mère. Mais suffisamment préoccupants aux yeux de l’établissement pour qu’une décision radicale soit prise : changer immédiatement d’accompagnant.
Ce matin-là, avant la réunion, Sam avait confié à sa maman qu’il se sentait honteux, embarrassé. Elle l’avait rassuré. Après la réunion, la direction avait appelé Kirsten pour lui dire que son fils allait « très bien ». Elle avait répondu qu’elle avait du mal à le croire.

« L’établissement n’a pas pris soin de mon fils »
Sam a quitté seul la salle de réunion. Les caméras de surveillance l’ont filmé se dirigeant directement vers les toilettes. Trois heures plus tard, son corps y a été découvert. Trois heures pendant lesquelles personne n’avait lancé d’alerte malgré son absence en cours.
Lors de l’enquête judiciaire, Kirsten a déclaré avec une douleur immense : * »L’établissement n’a pas pris soin de mon fils de manière appropriée. Il a complètement failli à son devoir. »* Elle estime que Sam a vécu le changement d’accompagnant comme un effondrement brutal, comme si on lui avait retiré le sol sous les pieds.
Mieux accompagner les jeunes autistes : une urgence collective
Ce drame pose une question que nous ne pouvons plus ignorer : comment nos établissements scolaires accompagnent-ils vraiment les élèves les plus vulnérables ? Protocoles d’absence, gestion des crises émotionnelles, formation des équipes… autant de chantiers encore trop souvent négligés.
Sam était aimé, brillant, plein d’avenir. Il méritait qu’on prenne soin de lui jusqu’au bout.
*En France, si vous ou l’un de vos proches traversez une période difficile, le numéro national de prévention du suicide est disponible 24h/24 : 3114.*
Prenons soin les uns des autres — vraiment.

