Pillages : Gérald Darmanin annonce l’entrée en vigueur d’une circulaire permettant de « retirer des aides sociales des receleurs de produits volés »
Après les violences et pillages lors de la manifestation du 17 octobre, le garde des Sceaux a confirmé ce mardi matin « pouvoir retirer des prestations sociales de ceux qui sont des receleurs de ces produits volés ».

c’est-à-dire la possibilité de mettre en cause la responsabilité civile d’un membre d’un groupe de personnes, dès lors que ce même groupe a commis des dégradations.
Il permettrait l’introduction d’une nouvelle exception au principe d’insaisissabilité des aides personnelles au logement (APL) et des allocations familiales.
Les plates-formes de vente en ligne convoquées
Les dommages et intérêts dus aux victimes « pourront être prélevés sur les allocations familiales et les aides au logement, dans le respect d’un reste à vivre », avait précisé le Premier ministre Sébastien Lecornu mi-septembre.
« Il faut arrêter ce genre d’annonce populiste qui va tomber sur les familles les plus précaires », avait réagi début octobre sur TF1 la secrétaire générale de la CGT Sophie Binet.
Critiqué sur sa droite pour un manque présumé de fermeté face aux violences, l’exécutif a annoncé lundi soir, par la voix de Gérald Darmanin au 20 heures de TF1, 2 513 gardes à vue, dont beaucoup toujours en cours, et 67 personnes incarcérées.
Le gouvernement a convoqué ce lundi les principales plates-formes de vente en ligne pour éviter le recel des objets volés lors des pillages du week-end.
Le garde des Sceaux a également indiqué avoir envoyé « une instruction à tous les parquets de France pour leur demander de passer en qualification de criminalité organisée », ce qui permettra de faire passer la durée des gardes à vue de 48 à 72 heures. Des couvre-feux localisés sont entrés en vigueur ce lundi soir dans plusieurs villes.

