“Même si c’est un virus connu…” : la peur sur l’hantavirus grandit, le Dr Jimmy Mohamed fait une mise au point

Ce virus, découvert après un épisode survenu pendant la guerre de Corée dans les années 1950, circule depuis longtemps dans certaines régions du monde, notamment en Asie et en Amérique du Sud. Il est principalement transmis à l’être humain par des rongeurs sauvages infectés, via leurs excréments, leur urine ou leur salive.

La contamination survient généralement lorsqu’une personne inhale des poussières contaminées. Parmi les nombreuses souches d’hantavirus recensées, seule la souche Andes peut se transmettre d’humain à humain, précise le Huffington Post .

Mais là encore, les conditions nécessaires seraient très particulières. Virginie Sauvage, responsable du Centre national de référence des hantavirus à l’Institut Pasteur, explique auprès du média que cette transmission « nécessite des conditions très particulières de proximité, de promiscuité ou un terrain de fragilité de la personne exposée ». Une contagiosité bien moindre que celle observée avec le Covid-19.

Le professeur Gilles Pialoux, chef du service des maladies infectieuses et tropicales à l’hôpital Tenon, va même plus loin. Invité sur BFMTV-RMC ce mardi 12 mai, il affirme pouvoir « balayer l’idée d’une pandémie ». « On n’est pas dans une crainte de pandémie, il y a beaucoup d’éléments qui vont contre l’idée d’une pandémie »,

insiste-t-il. Selon lui, la situation observée sur le MV Hondius résulterait d’une combinaison d’événements rares : la promiscuité du bateau, la présence potentielle de « super-spreaders » – des personnes contaminant davantage que d’autres – et un virus dont la transmission interhumaine reste exceptionnelle.

Le spécialiste rappelle également qu’une étude scientifique publiée en 2020 sur un foyer d’hantavirus en Patagonie montrait que la transmission se faisait « à 75 % par contact proche ». Quelques cas de transmission par aérosol avaient bien été recensés, mais dans des circonstances très spécifiques.

« Rien à voir avec le Covid, martèle Gilles Pialoux. Là, la contagion est moindre. » Si les autorités sanitaires continuent donc de surveiller étroitement la situation, les experts appellent pour le moment à éviter les raccourcis alarmistes.

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