Loana et sa fille Mindy : l’histoire d’un lien qui n’a jamais pu se créer

Lorsque Loana donne naissance à Mindy, le 21 janvier 1998, à 19h47, elle n’a que 19 ans. Elle vit alors dans un 15 m² à Cannes avec sa mère, dans une précarité qu’elle a souvent racontée. Sa grossesse n’est pas désirée et survient dans un contexte trouble. Le père de l’enfant n’est pas son compagnon de l’époque, Gwanaël, mais l’un des proches de celui-ci.

Elle décrira elle-même cette situation auprès du journaliste Paul Sanfourche, auteur de l’ouvrage Sexisme Story, Loana Petrucciani : «L’horreur ! J’étais enceinte du meilleur ami de l’homme avec qui je vivais». L’homme, du nom de Steve, ignorera d’ailleurs longtemps sa paternité, car Loana lui fait croire que le bébé est décédé, évoquant une mort subite du nourrisson. Très vite, elle doute aussi de ses capacités à devenir mère. Quelques jours après la naissance, elle confie son enfant à la DDASS, persuadée de ne pas pouvoir lui offrir des conditions de vie idéales. «Je n’avais pas les épaules», dira-t-elle plus tard à plusieurs reprises.

Placée en famille d’accueil pendant sept ans, Mindy grandit ensuite auprès de son père. Lorsque Loana remporte Loft Story en 2001, elle tente alors une première fois de récupérer la garde de sa fille. Sans succès. L’exposition extrême liée à l’émission, et peut-être, aussi, la fameuse scène intime dans la piscine avec le candidat Jean-Edouard, diffusée sous les yeux de millions de téléspectateurs, mettra à mal sa crédibilité face au juge. La justice lui accorde toutefois un droit de visite, qu’elle refusera.

«Elle est plus casanière»

Et pourtant, de cette séparation, Loana ne se remettra jamais vraiment. Après sa victoire, la lumière est aveuglante. Les soirées s’enchaînent, de Ramatuelle à Saint-Tropez, puis dans les événements mondains parisiens où sa présence est constamment sollicitée. Mais derrière les flashs, sa solitude ne disparaît pas. Loana plonge dans l’addiction, cumule les hospitalisations et les séjours en clinique. Une chute qui se déroule sous l’œil du public, tantôt fasciné, tantôt cruel.

Avec les années, Loana tentera, à nouveau, de renouer avec sa fille, aujourd’hui âgée de 28 ans. Encore sans succès. «On est très différentes, elle n’aime pas trop le fait que je sois dans le star-système, elle est plus casanière. Elle ne me ressemble aucunement. On a vingt ans d’écart, et elle a eu une fille à vingt ans également, je suis grand-mère. Pour l’instant, elle préfère faire sa vie de famille à l’écart. J’ai essayé de faire au mieux, mais elle n’est pas prête… Ma porte est ouverte», confiait-elle dans des propos rapportés par le magazine Elle, ce 25 mars. Mais les messages restent sans réponse : «J’ai beau lui envoyer des photos, lui écrire, lui envoyer des cœurs tous les jours, toutes les semaines… Je n’ai pas de réponse.»

 

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Sur ses réseaux sociaux, Loana n’a jamais cessé de partager des photos de leurs premières années – et de répondre aux critiques persistantes : «Le plus beau bébé du monde : ma fille en 1998. Si je l’avais abandonnée, vous croyez que je pourrais vous montrer ces photos d’elle et moi ??? (…) Je ne l’ai jamais abandonnée, juste mise en pouponnière pour qu’elle puisse avoir à manger et tous les soins nécessaires… Ensuite Mindy a grandi avec son père.

Voilà !! L’amour de ma vie : arrêtez de critiquer, j’ai tout fait pour elle», écrivait-elle, visiblement irritée, sur une publication Instagram. Et d’écrire encore sur une autre : «Elle s’appelle Mindy .. Elle adorait dormir contre mon cœur.. Et j’aurai voulu que le temps s’arrête..

Elle a 20 ans aujourd’hui ( le même âge que moi sur cette photo) et souhaite vivre une vie normale, calme et sereine.. Je respecte son souhait, je le comprends et c’est pour cela que je ne l’évoque jamais et non pas parce que je renie notre histoire, même hors norme soit-elle, c’est la nôtre, donc je vous demande d’arrêter de me juger».

Loana a toujours fait appel à la bienveillance de son public et c’est aussi pour cela que, outre sa plastique de rêve, celui-ci l’aimait. En 2002, dans son autobiographie Elle m’appelait… Miette, elle formulait déjà cette philosophie, presque naïve mais tenace : «Mais l’intelligence, elle est à tout le monde, en bas, en haut, partout. De toute façon, la plus importante pour moi, c’est l’intelligence du cœur. Être honnête avec soi-même, envers les autres, ne pas avoir de mépris pour ceux qui ne vous ressemblent pas. Ne pas s’endurcir. Savoir donner sans reprendre.»

 

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