Les propos de sa fille qui révèlent la vérité : « Elle était méconnaissable… »

L’incident survenu le 23 juillet dernier à l’EHPAD Les Oliviers de Martigues suscite de graves questions. Jeannine, 83 ans, a été retrouvée avec de multiples blessures après une supposée chute. Ses proches contestent aujourd’hui la version officielle et lancent un appel à témoins pour découvrir ce qui s’est réellement passé cette nuit-là.

Un « Accident » Aux Blessures Inexpliquées Dans Un Ehpad De Martigues

Le 23 juillet dernier, à l’Ehpad Les Oliviers de Saint-Jean à Martigues, Jeannine, 83 ans, aurait fait une « chute » qui défie toute logique médicale. L’octogénaire présente des blessures d’une violence saisissante : fracture du nez avec la marque de ses lunettes incrustée sur le visage, menton râpé, contusions au poignet et multiples hématomes aux bras.

« Ce qu’on veut aujourd’hui, c’est connaître la vérité, tout simplement », répètent inlassablement ses petits-enfants, Laurent, Joris, Cyrielle et Morgane. Car les images de vidéosurveillance révèlent un détail troublant : l’aide-soignante est entrée dans la chambre à 18h33 et en est ressortie à 18h34. Une seule minute pour coucher une résidente d’une unité protégée atteinte d’Alzheimer au quasi dernier stade.

« Avec le type de fauteuil qu’elle a, soit il faut être deux, soit il faut utiliser du matériel adéquat comme un lève-malade, chose impossible à faire en seulement une minute », explique Laurent. La famille soupçonne que Jeannine n’a jamais été mise au lit ce soir-là. Pire encore : aucun contrôle nocturne n’a eu lieu dans sa chambre avant 7h30 le lendemain matin.

La version officielle de l’établissement commence à vaciller face aux preuves accumulées.

Les Failles Béantes Dans La Version Officielle De L’établissement

Cette version vacillante révèle rapidement ses contradictions les plus criantes. L’établissement affirme que Jeannine « était en forme » ce soir-là, qu’elle se serait levée seule, couchée en totale autonomie, puis « restée coincée entre le lit et le mur ». Un récit que les expertises médicales pulvérisent méthodiquement.

L’analyse des blessures ne laisse aucune place au doute : « Le lit est de son côté gauche à elle. Elle s’est cassée le nez et il était dévié du côté droit, et c’est le bras, le poignet et la main droite qui la font souffrir », détaille Laurent. Une géographie des traumatismes totalement incompatible avec la chute décrite par l’Ehpad.

Cyrielle enfonce le clou avec une évidence implacable : « Elle est dans une unité protégée, ce qui veut dire qu’elle ne peut pas se coucher seule ». L’établissement demande donc de croire qu’une résidente d’Alzheimer au dernier stade a miraculeusement retrouvé son autonomie pendant une heure, avant de la perdre définitivement.

Face à ces révélations accablantes, l’Ehpad Les Oliviers observe un silence radio total. « Depuis qu’on a commencé les démarches, on n’a pas de réponse », se désole Laurent. Cette stratégie du mutisme ne fait qu’alimenter les soupçons familiaux : « Ce qu’on pense, nous, c’est qu’ils essaient de se couvrir et d’étouffer l’affaire ».

Les preuves s’accumulent, l’indignation monte.

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