Du rififi entre Jordan Bardella et Marine Le Pen ? À un an de la présidentielle, la tension monte : “Il y a deux camps”

plus enclin à composer avec les institutions européennes et à infléchir progressivement les positions du parti pour se donner les moyens d’accéder à l’Élysée. Cette stratégie des « petits pas », expérimentée notamment au Parlement européen,

marque une rupture avec l’opposition frontale qui caractérisait jusqu’alors le discours du RN. Une mue politique assumée par son président, qui ambitionne de transformer le parti en une formation « d’ordre et de raison », comme l’analyse Marylou Magal, capable de séduire au-delà de son socle traditionnel.

Sur le plan économique également, les différences se creusent. Jordan Bardella affiche des positions plus libérales, pro-entreprises et favorables à la croissance, contrastant avec l’approche plus étatiste longtemps défendue par Marine Le Pen. De quoi séduire certains alliés, à l’image du nouveau maire de Nice, Éric Ciotti,

convaincu de pouvoir trouver en lui un interlocuteur plus ouvert sur ces questions. Mais cette transformation suscite aussi des inquiétudes. Chez les tenants d’une ligne « historique », la crainte est palpable : voir l’héritage politique de Marine Le Pen progressivement dilué. « S’il transforme trop son œuvre, il se cassera la gueule », prévient un cadre du parti dans l’enquête.

Enfin, un élément plus inattendu vient alimenter les critiques au sein du parti, même si Jean-Philippe Tanguy s’est attaché à répéter que la vie privée n’est « pas un sujet » au RN : la médiatisation de la vie amoureuse du président du RN. Sa relation avec Maria Carolina de Bourbon des Deux-Siciles,

récemment révélée en couverture de Paris Match, et que Jordan Bardella a confirmé au 20 heures de France 2, fait grincer des dents. Certains y voient un décalage dérangeant avec le discours en faveur de « la France d’en bas » porté par le parti.

À mesure que la perspective d’une candidature de Jordan Bardella à la présidentielle se précise, les tensions pourraient encore s’accentuer. En interne, certains anticipent déjà des décisions radicales en cas d’investiture. « Des têtes tomberont », peut-on aussi lire dans L’Express.

 

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