Douleur dans la poitrine du côté gauche : comment savoir si c’est est grave ?

“Il s’agit le plus souvent d’une douleur intercostale, qui résulte du pincement et/ou de l’étirement d’un nerf qui chemine entre les côtes, ou d’une atteinte musculaire” développe le cardiologue.

À savoir. Il est à noter que cette “pointe au cœur” peut survenir du côté gauche ou du côté droit de la poitrine, dans la région du thorax. “Elle est souvent majorée par le stress” ajoute le spécialiste. Elle peut être impressionnante et même perturber (brièvement) la respiration – on peut avoir une impression de “souffle coupé”.

Comment réagir ? Il reste préférable de mentionner cette “pointe au cœur” ou douleur intercostale à son médecin traitant – mais sans urgence.

Pointe au cœur : quels sont les symptômes de l’angine de poitrine (angor) ?

Si la “pointe au cœur” se traduit par une douleur prolongée (qui dure plus de 10 minutes) au niveau de la poitrine gauche, que la sensation apparaît ou s’aggrave à l’effort et/ou au froid, qu’elle revient de façon régulière et à chaque fois plus longtemps… il peut être question d’une douleur d’origine cardiaque.

“On peut être en présence d’une angine de poitrine (que l’on appelle aussi “angor”)”, nous avertit le Dr. Mathieu Bernard-Le Bourvellec. En clair : une artère (c’est-à-dire : un gros vaisseau sanguin) peut être en train de se boucher en raison d’un rétrécissement artériel ou de la rupture d’une plaque d’athérome.

Une plaque d’athérome est un amas de cholestérol LDL, de calcaire et de cellules spumeuses (c’est-à-dire de cellules immunitaires chargées de graisses) : cet amas se loge dans la paroi d’une artère et peut se retrouver au contact du sang si la chape fibreuse (un “filet” composé de cellules musculaires) qui le retient vient à se rompre.

Une réaction biochimique a alors lieu : celle-ci peut être à l’origine d’une interruption de la circulation sanguine dans le vaisseau.

“Une angine de poitrine instable peut donner une sensation de “pointe au cœur” : on peut être en présence d’un angor crescendo (le symptôme revient de plus en plus fréquemment, il augmente à chaque fois en durée et en intensité, il se manifeste à la faveur d’efforts de moins en moins importants), d’un angor de repos (le symptôme se déclenche au repos, en-dehors de tout effort physique) ou encore d’un angor de novo (le symptôme existe depuis moins d’1 mois).”

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