Carburant : ce qui va changer sur vos pleins en France après la guerre en Iran (et jusqu’où ça peut monter)

Eurasia Group prévient que “qu’en cas d’interruption prolongée des livraisons via Ormuz, le pétrole brut pourrait rapidement grimper jusqu’à 100 dollars le baril (…) notamment en cas d’attaques contre les installations pétrolières dans la région”, citée par Presse-Citron.

Avant cette crise, le baril tournait autour de 72 dollars (environ 66 €). Le président du syndicat Mobilians, Francis Pousse, rappelle qu’”une hausse d’un dollar du baril américain entraîne une augmentation moyenne de 0,7 centime par litre d’essence” et que “si effectivement il y a une augmentation à 100 dollars, ce qui reste à vérifier, cela nous fera une vingtaine de centimes en plus à la pompe”, a-t-il expliqué à France Télévisions, cité par La République des Pyrénées.

Hausse limitée, pas de pénurie : à quoi doivent s’attendre les automobilistes

Pour encadrer cette première hausse, le ministre de l’Économie Roland Lescure indique sur Franceinfo avoir demandé à la DGCCRF “de faire des contrôles […], d’être sur le terrain,

de faire des mesures et de s’assurer effectivement qu’on est sur des hausses de prix, je dirais, raisonnables compte tenu de la hausse du prix du baril”, d’après Sud Ouest. Le message est clair : les stations ne doivent pas profiter de la situation pour augmenter davantage.

Sur le risque de manque de carburant, Francis Pousse tranche : “Non, il n’y a pas de risque. Déjà en France, on a ce qu’on appelle des stocks stratégiques. 90 jours sont stockés sur le territoire français, ce qui permet de répondre à des situations d’urgence comme celle d’aujourd’hui”. Ces réserves représentent environ trois mois de consommation, ce qui limite le danger de pénurie même si certaines ruées ponctuelles en station peuvent créer des tensions locales.

 

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