Antivax, cette infirmière aurait vacciné 400 enfants “fictivement” : “Elle était contre les vaccins”
Une infirmière accusée d'avoir mené de fausses campagnes de vaccination sur plus de 400 enfants risque 12 ans de prison.
Ces témoignages viennent nourrir la thèse d’une conviction antivax assumée, qui aurait guidé ses décisions au détriment de sa mission de santé publique.
Pour le procureur, l’affaire dépasse le simple cadre d’un détournement de matériel médical. Il s’agit d’un manquement grave au devoir professionnel. « Chacun peut avoir son opinion [sur les vaccins],
mais les professionnels ont un devoir et ne peuvent en aucun cas prendre de décisions concernant la santé des enfants », a-t-il rappelé fermement. Douze ans de prison ont été requis, ainsi que d’importants dommages et intérêts. Les familles, elles, demandent également son interdiction définitive d’exercer.

12 ans de prison ont été requis contre cette infirmière antivaccins.
Des vaccins à refaire et une confiance à reconstruire
Face à cette fraude, les autorités sanitaires espagnoles ont dû réagir en urgence. Toutes les familles concernées ont été contactées et invitées à reprendre rendez-vous afin que les enfants puissent recevoir, cette fois, les vraies doses de vaccins.
Une opération complexe, mais nécessaire, tant pour rétablir la protection collective que pour rassurer des parents désemparés par l’ampleur de la supercherie.

Pour l’instant, la prévenue n’a pas dévoilé sa défense. Et, le tribunal devra déterminer si ses actes relevaient d’une véritable conviction idéologique ou d’un autre mobile. Le procès s’annonce comme un feuilleton judiciaire marquant de la rentrée en Espagne.
La justice devrait rendre son verdict dans les prochaines semaines. Une chose est sûre : cette affaire laisse derrière elle une défiance très importante, tant vis-à-vis des vaccins que du personnel soignant.

