Histoires toxiques et tragiques : qui sont les hommes qui ont marqué la vie de Loana ?

Loana Petrucciani est décédée ce mercredi 25 mars, à 48 ans, à son domicile à Nice. Tout au long de sa vie, l’icône de la télé-réalité a entretenu des relations complexes, souvent violentes, avec les hommes.
Elle incarnait à elle seule toute une époque. Le 26 avril 2001, Loana Petrucciani, blonde aux traits juvéniles et au sourire timide, intégrait le Loft, une maison coupée du monde à Saint-Denis, près de Paris, avec dix autres jeunes célibataires. Filmés jour et nuit, ces anonymes sont devenus, du jour au lendemain, les tout premiers candidats de la télé-réalité française, les cobayes de Loft Story. Diffusé sur M6 et produit par Alexia Laroche-Joubert, le programme, devenu culte, a bouleversé le destin de Loana. Passée d’inconnue à icône générationnelle en seulement quelques semaines, la jeune femme, déjà fragile, a été emportée par le tourbillon de la célébrité.
Après des années de lutte contre des addictions, des problèmes de santé mentale et de nombreuses hospitalisations, l’ancienne vedette de la télé-réalité a été retrouvée morte chez elle, à Nice, ce mercredi 25 mars. Elle avait 48 ans. Une enquête a été ouverte pour déterminer les causes de son décès, dénouement tragique d’une vie cabossée, abîmée par la gloire soudaine, les abus et des relations très toxiques, notamment avec les hommes.
Un père violent
Dès son enfance dans les années 1980, à Cannes puis à Grasse, dans le sud de la France, Loana est confrontée à la violence masculine. Ancien pompiste au chômage et alcoolique, son père, René, bat sa mère, Violette Petrucciani. Un soir, cette dernière vient chercher Loana à l’école avec le nez cassé, la mâchoire fracturée et un traumatisme crânien. «Elle pissait le sang. C’était atroce», se souviendra la star de la télé-réalité, à jamais traumatisée par cet épisode, des années plus tard, en 2017, dans les colonnes de France Dimanche, rapporte VSD.
Quand Violette quitte le domicile conjugal, le père de Loana reporte «toute sa haine et sa violence» sur leur fille : «Il me collait des baffes et me faisait répéter : “Plus tard, je serai une pute comme ma mère !”». Extrêmement violent, l’homme lui tapait aussi la tête contre les carreaux de la cuisine pour qu’elle fasse la vaisselle.
«C’était fini pour moi, j’étais morte»
À 16 ans, Loana craque : elle ne supporte plus les coups de son père, et se défend pour la toute première fois en le frappant à son tour. «Fou de rage, il est allé fumer une cigarette sur le balcon, et à l’œil noir qu’il me jetait, je savais qu’à son retour, c’était fini pour moi, j’étais morte». Par instinct de survie, l’adolescente attend qu’il détourne le regard quelques secondes pour prendre la fuite, «en plein mois de décembre, en chemise de nuit», le cœur palpitant et la peur au ventre.
Elle monte rapidement sur son scooter et roule à toute vitesse direction Antibes pour aller se réfugier chez sa mère, son seul repère. Mais, un an plus tard, alors qu’elle n’a que 17 ans, Violette Petrucciani l’abandonne soudainement. «Elle est partie on ne sait comment. J’étais à l’école, je suis rentrée à la maison, il n’y avait plus ma mère et ses affaires», raconte Loana en 2021 dans le documentaire Loana, une lofteuse up and down, diffusé sur C8. Livrée à elle-même, elle devient gogo danseuse pour payer son loyer.
Triangle amoureux
La même année, elle se met en couple avec Gwenaël, son «premier grand amour» chez qui elle emménage. Pendant leur relation, elle tombe enceinte de Steve, l’un des meilleurs amis de son petit ami. Elle donne naissance à sa petite fille, Mindy, en 1998, au centre hospitalier Antibes Juan-les-Pins, et fait croire à Steve que l’enfant a succombé à la mort subite du nourrisson. Parce qu’elle travaille de nuit et que Gwenaël lui a donné l’autorisation de ne revenir chez lui qu’à condition qu’elle soit seule, Loana décide de se séparer de son bébé, placé en famille d’accueil.

