GALA Y ÉTAIT – Pour son retour réussi à Paris, Céline Dion se montre forte et fragile à la fois

Lors de son premier concert le 12 septembre à la Plenitude Arena de Nanterre, la star québécoise s’est dévoilée sous un nouveau jour.
Elle soupire de soulagement, puis sourit. Comme si le final en escalade de All By Myself avec ses notes longues, très hautes perchées, était le test ultime. Dans le dernier tiers de son premier show le samedi 12 septembre à la Plenitude Arena de Nanterre, l’examen de passage est réussi sous les applaudissements des 30 000 spectateurs :
la voix de Céline Dion est toujours là, présente malgré quelques hésitations en début de show, tient le choc et prend même parfois des teintes jusqu’ici inédites, joliment imparfaites et toutes en sobres variations. Même sobriété du côté décor du décor conçu par Willo Perron, qui travaille également avec Rihanna ou Beyoncé :
à dominante minérale, monolithes de pierre grise et sol noir, tout semble ici conçu pour que les regards portent sur elle et seulement sur elle, habillée de noir parfois réhaussé de brillants, et même couverte de plumes roses pour un extrait de l’opéra La Wally de l’italien Alfredo Catalani.
Un stylisme sans faute et un exercice jusqu’ici inédit pour la québécoise, également passé haut la main. Lors de cette première d’une série de 26 concerts courant jusqu’au printemps 2027, la chanteuse s’est également montrée retenue dans ses propos, évoquant ainsi sa maladie invalidante,
ce syndrome de la personne raide qui l’a empêché de partir en tournée depuis 2022 : « Vous savez tout, vous en savez plus de moi que moi, même. Une chose en trois mots : Je vais bien ! J’ai appris à vivre avec cette fragilité. À force de la côtoyer, je l’ai apprivoisé et j’ai décidé d’en faire ma force de vivre. »
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