Carburants : le gouvernement réclame une baisse immédiate et les prix pourraient chuter dès le début de la semaine prochaine

Après la trêve entre les États-Unis et l’Iran, le gouvernement français exige une baisse rapide des prix des carburants. Entre calendrier serré, contrôles et promesses de quelques centimes en moins, l’impact pour votre plein reste entouré d’incertitudes.

Payer son plein au-dessus de 1,80 € le litre est devenu la routine pour beaucoup d’automobilistes, mais le calendrier pourrait enfin se débloquer. Après l’annonce d’un cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran, le gouvernement met une forte pression pour une baisse des prix des carburants dans les tout prochains jours.

Mercredi 8 avril, devant le Sénat, le Premier ministre Sébastien Lecornu a réclamé une baisse à la pompe dès la fin du week-end ou le début de la semaine prochaine, en s’appuyant sur la détente des cours du pétrole et du gaz. En toile de fond, une promesse chiffrée : les prix pourraient reculer de 5 à 10 centimes par litre.

Carburants : ce que Sébastien Lecornu exige concrètement

Au Palais du Luxembourg, le chef du gouvernement a rappelé la rapidité de la flambée récente : “Lorsque la crise a démarré, les prix ont augmenté très, très vite à la pompe alors que les citernes avaient été achetées et remplies avant le début de la guerre.

Donc autant le gouvernement peut comprendre qu’il y ait trois ou quatre jours de délai entre le début de ce cessez-le-feu et la répercussion à la pompe, autant il est évident que les effets devront se voir à la pompe à partir de la fin du week-end, début de semaine prochaine”, a déclaré Sébastien Lecornu devant le Sénat, cité par Franceinfo.

Plus tôt, il avait assuré que le gouvernement “veillera” à ce que les prix des carburants baissent “aussi vite qu’ils sont montés”. Pour y parvenir, les ministres doivent réunir “toute la filière, des raffineurs aux distributeurs,

à Bercy” et un “plan de contrôle sera déclenché”. “Personne en France ne doit profiter de cette crise, ni hier, ni demain”, a-t-il insisté. Il a aussi évoqué “des mesures réglementaires” “pour permettre des acheminements logistiques exceptionnels la nuit, le week-end et permettre, ici ou là, de régler” les “problèmes d’approvisionnement”.

Cessez-le-feu, baril en baisse : vers 5 à 10 centimes de moins par litre

La trêve au Moyen-Orient doit rouvrir progressivement le détroit d’Ormuz, par où transitent des volumes massifs de pétrole. Le prix du gaz européen a déjà reculé d’environ 20 %, et le pétrole est repassé sous les 100 dollars le baril, soit environ 92 €.

Lire la Suite en page Next:

1 2Next page

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Back to top button