Moyen-Orient : bases militaires françaises touchées, porte-avions Charles-de-Gaulle… ce qu’il faut retenir de l’allocution d’Emmanuel Macron

Quatre jours après le début de l’offensive menée par Israël et les Etats-Unis en Iran, Emmanuel Macron s’exprimait devant les Français. Si le chef de l’Etat a déploré des frappes menées «en dehors du droit international», il a annoncé des renforts militaires, dont l’envoi du Charles-de-Gaulle.
L’embrasement se poursuit au Moyen-Orient. Au quatrième jour de l’offensive menée par Israël et les Etats-Unis, les frappes continuent, l’armée israélienne ayant notamment pilonné le sud du Liban. De son côté, Téhéran riposte et un incendie a été constaté ce mardi à l’ambassade américaine à Riyad à la suite
d’une attaque de deux drones. C’est dans ce contexte qu’Emmanuel Macron a pris la parole devant les Français ce mardi à 20 heures. S’il a regretté l’action d’Israël et des Etats-Unis «en dehors du droit international», il ne regrettera toutefois «aucun bourreau».
Mais le chef de l’Etat a surtout annoncé que deux bases militaires françaises avaient subi «des frappes limitées», dont une a été visée la nuit dernière. Dans ce cadre, la France a décidé l’envoi de moyens aériens supplémentaires dans les pays alliés comme Chypre,
en particulier la frégate Languedoc, ainsi que des Rafale. Par ailleurs, le gouvernement va «renforcer» le dispositif «Sentinelle» dans le pays. Enfin, comme cela avait été évoqué ces dernières heures, le porte-avions Charles-de-Gaulle va être immédiatement déployé en Méditerranée sur ses ordres.
Des drones abattus en légitime défense
Emmanuel Macron a aussi indiqué que la France avait abattu des drones «en légitime défense», et ce, «dès les premières heures du conflit».
Afin de sécuriser les «voies maritimes essentielles», la France cherche à «bâtir une coalition afin de réunir les moyens pour reprendre et sécuriser le trafic» dans le détroit d’Ormuz et le canal de Suez,

