“Un enfant sur 250 meurt avant l’âge d’un an en France”, selon l’Insee – quels sont les profils à risque ?

Selon un rapport de l’Insee, publié ce 10 avril, la mortalité infantile (de moins d’un an) a légèrement augmenté en 2024. On fait le point sur les profils les plus à risque.

En 2024, la France a enregistré une hausse de la mortalité infantile sur son territoire. Selon les derniers chiffres de l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), publiés ce 10 avril, “un enfant sur 250 meurt avant l’âge d’un an en France”. Sur l’année 2024, ce sont 2.700 enfants qui sont décédés en France avant leur premier anniversaire, “soit 4,1 décès pour 1.000 enfants nés vivants”.

Selon l’Insee, cette hausse “s’explique uniquement par celle de la mortalité de 1 à 27 jours de vie, qui est passée de 1,5 ‰ à 2,0 ‰”. En effet, dans le détail, l’Insee constate “qu’un quart de ces décès ont lieu le jour de la naissance, la moitié entre 1 et 27 jours de vie, un quart dans la période post-néonatale, qui survient de 28 jours à moins d’un an”.

Mortalité infantile : quels sont les profils les plus à risque ?

Selon les résultats de l’Insee, certains profils sont plus à risque. En effet, “les garçons risquent 1,2 fois plus que les filles de mourir avant l’âge d’un an”, peut-on lire dans le rapport.

L’Insee explique que les garçons ont un risque plus élevé de complications à la naissance, car leur système immunitaire est moins robuste, ce qui les rend plus sujets aux infections. Aussi, “ils sont davantage touchés par les maladies génétiques”, est-il précisé.

Autre point relevé par les auteurs, le cas des accouchements multiples, à savoir des jumeaux ou des triplés. Dans ce cas-là, ils ont jusqu’à 5 fois plus à risque que les autres enfants. Ces enfants sont aussi davantage concernés par la prématurité, qui est un facteur de risque supplémentaire.

L’âge, le statut professionnel de la mère et le lieu de résidence peuvent aussi avoir un impact. “Les mères résidant dans les DOM, ainsi que celles nées en Afrique (hors Maghreb), ont deux fois plus de risque de perdre leur bébé que les autres mères”,

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