Atteinte de la maladie de Charcot, elle choisit de mourir pour ne pas faire souffrir ses deux enfants

Touchée par la maladie de Charcot, cette mère de deux enfants a choisi de mourir en cessant de s’alimenter pour leur épargner la douleur de la voir décliner.

Emma Bray, une mère de famille britannique de 41 ans, a pris une décision déchirante : mettre fin à ses jours pour éviter à ses enfants d’assister à la dégradation progressive de son corps. Atteinte de la maladie de Charcot, cette militante du droit à mourir dans la dignité a décidé d’en finir en cessant de s’alimenter et de boire, une méthode connue sous le nom de VSED (Voluntary Stopping of Eating and Drinking en anglais).

« Je ne suis plus moi-même. Et je lis ce chagrin sur les visages de mes proches »

Diagnostiquée il y a deux ans, Emma avait vu ses capacités physiques décliner peu à peu. Incapable d’utiliser ses membres, parlant avec difficulté, ayant du mal à respirer et à s’alimenter,

elle a choisi d’entrer en soins palliatifs pour mourir à son rythme. « Je suis arrivée à un point où ma qualité de vie est très altérée. Je ne peux plus utiliser mes bras ni mes jambes.

Parler m’est devenu très difficile, manger aussi, et respirer devient un effort. Je ne suis bien que dans mon lit, et les visites sont épuisantes », confiait-elle au Mirror en mai dernier,

grâce à un appareil de communication par le regard. « Je ne peux même pas me gratter, ajuster mes lunettes ou bouger un drap si j’ai trop chaud ou trop froid.

J’ai l’impression de perdre ce qui fait de moi une personne. Je suis encore entourée d’amour, mais je ne suis plus moi-même. Et je lis ce chagrin sur les visages de mes proches. »

« Cette maladie m’arrache à mes enfants petit à petit »

Parmi ces visages, ceux de ses deux enfants, âgés de 14 et 15 ans. Emma exprimait sa douleur de ne plus pouvoir les consoler, les étreindre, les rassurer : « Imaginez voir vos enfants pleurer

et ne pas pouvoir les prendre dans vos bras ou sécher leurs larmes. C’est ce que je déteste le plus dans cette maladie. Elle m’arrache à mes enfants petit à petit. »

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